j'ai eu envie de chanter cette chanson, parce-que je la trouve magnifique !
j'adore le texte et la mélodie...
ben en fait j'adore Benabar. ^^
et en plus je sais que ma mère l'aime aussi.
maman, ce n'est pas ta chanson préférée (même si tu la trouve belle) mais c'est la seule que j'aie
réussit à peu près à chanter.
donc la voilà, pour toi.
parce-que je n'ai pas pu te faire de cadeau d'anniversaire cette année...
je sais j'ai mit du temps, mais je ne savais pas quoi trouver...
j'espère que tu l'accepteras quand-même.
c'est pas ma meilleure prestation, mais j'ai fait de mon mieux.
je t'aime...
Cette gamine assise en pleurs
que chagrinent de trop grands malheurs,
les grandes s'amusent sans elle,
exclue de la bande, elle reste toute seule.
Une qui commande, des favorites,
il parait quelle est trop petite,
à la marelle
ya des V.I.P.,
dans les maternelles
comme en boîte de nuit...
Mais faut pas pleurer,
ça va s'arranger...
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Toute la vérité, rien que la vérité ?
Est-ce que tu voulais que j'lui dise,
que ça ne f'ra qu'empirer ?
Le plus triste, le plus dommage,
elle le sait pas et c'est de son âge,
mais elle-même un jour elle fermera sa porte
quand à son tour elle sera la plus forte...
Ce garçon assis dans un coin,
quinze ans, la tête dans les mains,
premier amour, premier chagrin,
comme un shampoing, la formule deux en un.
Il a beau dire que c'est pas grave,
jouer les hommes, faire le brave,
la savoir dans les bras d'un autre,
ça lui brise le c½ur,
ça lui ronge le ventre...
Mais faut pas pleurer,
ça va s'arranger...
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Toute la vérité, rien que la vérité ?
Est-ce que tu voulais que j'lui dise,
que ça ne f'ra qu'empirer ?
Qu'il a pas fini de pleurer,
que la leçon n'est jamais apprise,
mais si ça peut le rassurer,
lui-même un jour fera sa valise.
Cette femme qui cache ses pleurs,
le café coule dans la cuisine,
son patron n'était pas fier,
faut dégraisser, drôle de régime.
Chemise cartonnée, demandes de formations,
dossiers bien classés, lettres de motivation,
d'un geste elle balaye de tristesse et de rage
les fiches de paye, les demandes de stages.
Qu'est ce que tu voulais que j'lui dise ?
Puisqu'elle savait déjà,
elle le savait mieux que moi,
que ça ne va jamais s'arranger,
que ça ne f'ra jamais qu'empirer.
Ce vieil homme fatigué d'Algérie,
qui regrette son Maghreb jour et nuit,
tout juste toléré aujourd'hui,
faut dire qu'ça fait que trente ans qu'il est ici.
Qu'il ne sera jamais propriétaire,
qu'il occupe une chambre de bonne,
au pays de Voltaire, au pays des lumières
et des droits de l'homme.
Ce sans-papier rejeté qui repart, sans même dire au revoir,
sans nous dire merci
pour le billet de charter gratuit
vers la misère de son pays.
ça le soulagera sûrement d'apprendre, qu'il faudrait quand même pas qu'il oublie
qu'on a gravé
Fraternité
sur le fronton de nos mairies.
Ce taulard emprisonné dans une cellule à six,
il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix.
Ce malheureux qui dort
sur une ventilation de métro,
il sen fout de savoir que je le chante pas assez fort
et beaucoup trop faux.
Qu'est ce que tu voulais qu'ils me disent ?